Les Hautes bornes

Le nom très ancien (datant au moins du 15e siècle) des Hautes Bornes évoque, selon le Laboratoire départemental d’Archéologie, un mégalithe ou une borne antique. Ce lieu-dit désigne une zone approximativement comprise entre l'avenue Léline, la ligne RER et le Chaperon vert. Elle s’étend des deux côtés de l’avenue Jaurès, ancienne « route Stratégique du fort de Montrouge », jusqu’au « pont des Hannetons » (actuel pont au-dessus de l’A6).


Etat des communes (1901)

Fernand Bournon, dans l’Etat des communes à la fin du XIXe siècle – Arcueil-Cachan, décrit les Hautes Bornes comme formant une « agglomération à peu près distincte d’Arcueil », c’est à dire du vieux centre entourant l’église et l’ancienne mairie. En fait, son développement se fait principalement le long de l’avenue Laplace, entre l’actuelle mairie et la Vache noire.

Des carrières se trouvent jusqu’au 19ème siècle entre l'avenue Jeanne d’Arc et la rue Ernest Renan (ligne RER). La poussière blanche qu'elles dégagent (une rue proche du pont des Hannetons sera appelée "rue Blanche") et le passage incessant des chariots de pierre rythment la vie du quartier. Comme un peu partout dans la ville, elles sont converties en champignonnières dans les années suivant la guerre de 1870.

Ateliers des galeries Lafayette, avenue Lénine
 

De 1911 à 1978, la grande usine d’art graphiques Victor Michel comportant des ateliers en brique de 2500 m² se trouvait villa Baudran, à la place de l’actuel Hôtel de service Baudran.

La rue Benoît Malon, rue de la Glacière jusqu’en 1914, menait au quartier parisien du même nom. L’impasse Boutet est quant à elle aménagée par une couple de maraîchers, les époux Boutet-Chandon, qui y cultivent des fraises de 1900 à 1913.

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