Le fort de Montrouge

Catégorie: 

Après plusieurs alertes (1792, 1814), la défense de Paris est entièrement révisée en 1840, sous Louis-Philippe. L’enceinte dite de Thiers, un système reposant sur l’association d’une muraille entourant la capitale et d’un réseau de forts extérieurs, dont ceux d’Issy, de Vanves, de Bicêtre, d’Ivry, est mis en place. Le fort de Montrouge est érigé entre 1843 et 1845, et appartient depuis 1851 à la commune d’Arcueil.

Il contribue à la défense de Paris lors du siège prussien de 1870-71, en particulier grâce à ses pièces d’artillerie, alors que la mairie d’Arcueil et une partie de la population sont réfugiés dans Paris intra-muros. Il subit à partir de janvier 1871 de sévères bombardements. En 1871, après la capitulation et l’insurrection de la Commune de Paris, les Fédérés en lutte contre les « Versaillais » y maintiennent un détachement.

En 1875, lorsqu’une partie du territoire d’Arcueil est transféré à la ville de Montrouge pour compenser l’amputation de la ville par l’extension de Paris, le fort « de Montrouge » et les charges budgétaires qui en découlent (obligation pour la commune de contribuer au financement du casernement) demeurent à Arcueil.

A la fin de la seconde guerre mondiale, le lieu est utilisé pour des exécutions capitales (dont Robert Brazillac en février 1945). Le maréchal Pétain y est brièvement interné avec son épouse. Il y prépare sa défense (il refuse de comparaître) et une polémique éclate sur ses conditions de détention jugées trop confortables.

Le fort abrite toujours des services du ministère de la Défense, en particulier un groupement de gendarmerie.

Ajouter un commentaire